Le stationnement des 2 roues dans le collimateur de la police

Si auparavant, on était habitué à une tolérance de la part des forces de l’ordre envers les motos et scooters stationnées sur les trottoirs, ce n’est plus le cas. On serait donc tenté de croire que les motos sont désormais bannies de nos trottoirs.

Ce que dit la loi

En matière de stationnement de 2 roues, le Code de la route et son article R417-10 sont on ne peut plus clairs : l’arrêt ou le stationnement sur les passages ou accotements destinés à la circulation des piétons, donc les trottoirs, sont considérés  comme des entraves à la circulation publique. Si les adeptes de la moto veulent toujours s’y mettre, ils risquent de devoir débourser la coquette somme de 35 € (2e classe) en guise d’amende. Dans la pratique, les services de police ne passaient à la verbalisation qu’en cas de gêne ostensible du passage. Et même, des ordonnances préfectorales telles que celle du 13 mai 2008 pour Paris, invitaient les agents verbalisateurs à être tolérants lorsque le stationnement de moto à Paris ne gênait pas les autres usagers.

Les temps sont durs pour le stationnement des motos

Désormais, le stationnement des 2 roues fait l’objet d’opérations spéciales dans la majorité des grandes villes. Paris a donné l’exemple en ayant opéré un retournement digne des plus grands exploits. La charte de bonne entente et les mesures réglementaires sont jetées aux oubliettes. Les usagers casqués font face à de plus en plus de verbalisations. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus 40 % entre 2010 et 2015. Bien qu’il y ait des contestations, on note aussi qu’il n’existe guère de mesures d’accompagnement comme une politique adéquate d’aménagement de la voirie. Et pourtant, elles étaient bien sur les lèvres des politiciens ayant pour objectifs de briguer divers mandats. Même si les motos peuvent se stationner sur les emplacements des automobiles, elles risquent bien souvent d’être renversées intentionnellement par des automobilistes mécontents de perdre les quelques rares places disponibles.

De plus, les emplacements dédiés aux 2 roues sont soit dominés par les vélos communautaires, soit ils manquent d’espace et ne peuvent donc pas accueillir les moyennes et grosses motos. On risque encore de voir les usagers de la moto rester mécontents, et ce, pour une période indéterminée…

 

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